Retour sur les rencontres nationale autour de la LIFOFER – Février 2026

5 Mar 2026 | 0 commentaires

Comme chaque année, Terre & Humanisme a convié le réseau des partenaires expérimentateurs de la Lifofer. Cette année, le réseau s’est réuni au Monastère de Solan, à La Bastide-d’Engras (30), et a invité de nouvelles personnes souhaitant participer à la recherche.

Au total, une trentaine de participants ont pris part aux échanges. Le programme s’articulait autour de présentations thématiques : maraîchage, viticulture, microbiologie, méthodes d’analyse low-tech du réseau trophique des sols et législation sur les biostimulants. À noter que cette rencontre a pris une dimension internationale avec la participation de trois chercheurs de l’Université de Tunis, d’un chercheur de l’Université de Plymouth (UK) et d’un agriculteur américain (USA).

Maraîchage

Le suivi des expérimentations est particulièrement complexe en maraîchage. En pleine saison de production, le temps manque pour peser, mesurer (calibre, taille) et comparer les récoltes entre les parcelles traitées et les parcelles témoins.

Il a été constaté que l’emploi de la Lifofer est plus probant sur des sols peu fertiles que sur ceux bénéficiant d’itinéraires techniques agroécologiques depuis plusieurs années. Néanmoins, même dans ce dernier cas, la Lifofer apporte un « plus » sur les cultures les plus sensibles aux aléas.

Viticulture

Le traitement des sols de la vigne en hiver induirait un retard de débourrement des ceps. Cet effet, s’il est confirmé les années suivantes, intéressera de nombreux viticulteurs. Avec les perturbations dues au dérèglement climatique, les végétaux ont tendance à débourrer plus tôt, ce qui les rend plus vulnérables aux gelées printanières.

La reprise des complants (replantation de ceps pour remplacer les pieds morts) est améliorée : on observe une mortalité réduite et une pousse des sarments plus longue. Certains ouvriers agricoles ont également constaté, lors de la taille, que les sarments traités étaient plus vigoureux.

Microbiologie

Les analyses ont à nouveau confirmé l’absence d’agents pathogènes dans la Lifofer, grâce à la lactofermentation et à son acidité ().

La question de la présence de champignons saprophytes et mycorhiziens dans la Lifofer reste une énigme. Théoriquement, la fermentation anaérobie ne devrait pas permettre aux champignons de survivre. Néanmoins, les essais menés en pépinière montrent que certains se développent autour de la plante lors de l’utilisation de la Lifofer sur substrat stérile. L’hypothèse avancée est que les spores fongiques survivraient à l’anaérobie. Une affaire à suivre.

Analyse low-tech du réseau trophique du sol

C’est une piste intéressante. Nous vous en dirons plus prochainement.

Législation sur les biostimulants (SNUB)

La réglementation, encore en cours d’élaboration, ne permet pas la vente de Lifofer. En revanche, les préparations autoproduites sont autorisées, y compris en agriculture biologique.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières actualités…

Tuto : Construire ou installer un tunnel de forçage

Tuto : Construire ou installer un tunnel de forçage

Avril : les premières plantations et semis en pleine terre Avril sonne avec les premiers vrais rayons de soleil du printemps. Le sol commence à se réchauffer, ce qui marque aussi le redémarrage de la vie biologique. On estime que l’activité du sol reprend réellement...

Adapter nos arbres aux changements climatiques

Adapter nos arbres aux changements climatiques

Les bouleversements climatiques sont une réalité incontournable, ils mettent à rude épreuve nos habitudes en arboriculture. Comment faire de son verger un espace nourricier et résilient face aux aléas du climat ? Comment protéger les cultures sensibles au potager ?...

Pin It on Pinterest